
Il y a un an on nous tannait en nous parlant d’un euro trop fort. Aujourd’hui on redoute un euro plus faible… Mais pourtant, il peut bien perdre 50% qu’est-ce qu’on en a à faire franchement ?
On payera nos matières premières plus cher. Ok. Mais de toute façon, niveau pétrole on est censé la jouer écolo donc bon…les gens vont préférer le train (malgré la SNCF) et puis il feront du co-voiturage pour aller à leur travail. Parce que du coup on se remettrait à être super compétitifs à l’exportation, on consommerait du local et ça créerait plein d’emplois. Même dans l’industrie, l’argent du contribuable pourrait enfin aller ailleurs que dans des aides pour renault, peugeot et consorts. On voyagerait moins, mais ça redévelopperait le tourisme intérieur. On consommerait nos vacances en Europe, on serait pas malheureux, y a de quoi faire. Et puis dans le même temps les ricains reviendraient faire les fous avec leur dollar à 0,8 euro. Relance du tourisme… Tous les pays du sud de l’Europe pourraient renflouer leurs économies décrépies… Regardez en Grèce, le tourisme a baissé à mesure que l’euro montait…
Je dis qu’on devrait laisser l’euro se dévaluer… Ben oui, et puis de toute façon, dans le monde entier chacun cherche à dévaluer sa monnaie pour alléger le poids de la dette tout en exportant…et puis nous on est là à désirer une monnaie forte. Encore un coup de l’opinion publique…surtout chez les allemands. Mais attendez l’après échéance électorale…les gens vont voter. Et puis ensuite il n’y aura plus à bercer la population qui ne veut pas renflouer les mauvais payeurs grecs. Pourquoi ? me direz-vous, eh bien c’est simple : les banques sont exposées au risque grec. Pour les banques, on raque…sinon on replonge.
Donc voilà après les élections on va repasser à la caisse. Renflouer les banques. L’euro se cassera la gueule, c’est pas grave…et puis le choc sera sûrement amorti par les autres devises qui vont laisser filer…et tout ça se répètera ensuite avec le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre (eux on s’en fout) et cie. Ça sera peut être l’occaze de préserver une industrie en Europe, sans que ça coute cher. Et puis au revoir la complexe taxe carbone aux frontières…de toute façon on pourra plus rien acheter.
On vivrait pas dans le meilleur des mondes par hasard ?
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